
Prix Jean Bilodeau 2006
Jacques Nichols (personnalité de l'année 2006)
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Personnalité 2005-2006 - Un homme d’exception Chaque année, le Club de badminton de Saint-Hyacinthe rend hommage à une personne qui s’est distinguée part son implication à l’avancement de notre sport. Le badminton n'a plus de secret pour lui, ou presque. Il aura 80 ans, le 1er mai prochain, Jacques Nichols joue encore deux fois par semaine au badminton. Il joue au badminton depuis déjà 60 ans. Il a commencé en 1946, un peu par accident... A-t-il raconté au journal Le Courrier : «C'est à cause de ma femme ! ! ! Elle m'a indiqué que certains jouaient pour le fun au sous-sol de l'église La Providence. Le curé avait accepté à l'époque de prêter le local. C'était surtout des Anglais, gérants de manufactures dans le coin, qui jouaient.» Si depuis plusieurs années, la passion de monsieur Nichols est le badminton, il faut dire que l'activité physique a toujours été sa marque de commerce. «J'ai couru dans les rues de la ville pendant longtemps, jusqu'à l'âge de 65 ans en fait. J'ai peut-être été l'un des premiers en ville à me promener avec des Rollerblade. Des marathons de courses à pied j'en ai faits que ce soit à Ottawa, à Montréal, à l'Île-d'Orléans ou ailleurs. J'ai aussi pratiqué le hockey, le baseball et le tennis.» «J'ai longtemps été compétitif. Je jouais pour gagner. Avec le temps, je me suis assagi si bien que c'est essentiellement pour le plaisir que je joue. Je me compte chanceux puisque je n'ai pas souvent eu de blessures, peut-être parce que j'ai longtemps fait du jogging.» «Mon médecin, Rosaire Désautels, me dit aussi de continuer. Je le rencontre une fois par année, pour mon examen. Il me pose toujours la même question : comment est ton badminton! Lâche surtout pas cela, me dit-il. J'écoute mon médecin.» *** Au fil des ans, le sport a bien évidemment changé. «Lorsque tu joues dans un sous-sol d'église ou un gymnase, c'est complètement différent. Le jeu est différent en raison de la hauteur du plafond. L'équipement est beaucoup plus sophistiqué. Les volants de plastique ont remplacé les volants de plume. À l'époque, on jouait avec des pantalons longs, c'était moins indécent.» Il a couru les tournois de badminton pendant longtemps. Le seul qu'il fait encore, «le tournoi à Fernand», qui a lieu à Montréal en janvier. Ce tournoi est réservé aux 40 ans et plus. En 2006, il a décliné l’invitation prétextant qu’il ferait peut-être perdre ses partenaires. Malgré son absence, Fernand Bernier lors du souper, a rendu un témoignage en remettant la plaque hommage 2006 à Jacques Nichols pour ses nombreuses participations, sa gentillesse et son enthousiasme. Jacques Nichols racontait : «J'aime tellement jouer, vous savez. Je me souviens qu'il y a quelques années, ma fille m'avait présenté un jeune professeur d'éducation physique à son école à Farnham. Il était en forme, mais j'avais le double de son âge. Après quinze parties en simple, il n'est jamais parvenu à me battre.» Aujourd'hui, l'esprit compétitif n'est plus au rendez-vous. Preuve que le temps passe, et que des jeunes poussent dans le dos. À l'origine de la ligue du mercredi soir, il se classait parmi l'élite. Maintenant, il joue dans le huitième niveau et a maintenu une moyenne de 585 cette année avec ses 48 victoires et 34 défaites. C’est avec fierté que le Club de badminton de Saint-Hyacinthe vous remet ce soir le prix Jean Bilodeau 2006. Jouer au badminton à 80 ans fait de vous un homme d’exception.
Ce texte contient des extraits du journal Le Courrier du 1er avril 2004
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